La Bourse de Paris dans le rouge, pour la troisième semaine consécutive
information fournie par Zonebourse 20/03/2026 à 17:56
A la clôture, le principal indice parisien s'affichait en fort repli de 1,82%, à 7 665,62 points, terminant la semaine sur une baisse de 3,11%, la troisième consécutive. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le CAC 40 a reculé de 10,66%.
Les autres grandes places du Vieux Continent ont globalement déroulé la même tendance avec le même petit accès de faiblesse en fin de matinée et un plus gros vers 15h. A la clôture, le FTSE 100 londonien cédait 1,45%, et le DAX 40 à Francfort abandonnait 1,94%.
Le pétrole en chef d'orchestre des marchés
Les investisseurs ont donc toujours les yeux braqués sur l'évolution du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran. Dans la matinée, les deux alliés ont bombardé des bateaux iraniens qui mouillaient dans des cités portuaires du pays. Ces attaques ont entraîné des représailles de Téhéran.
La République islamique a également menacé de traquer les responsables des Etats-Unis et d'Israël partout... même en vacances, après la mort du porte parole des Gardiens de la Révolution.
Le conflit qui entrera dans sa quatrième semaine est donc loin d'être sur le point de s'arrêter.
Dans ce contexte, les cours du pétrole sont en hausse. Le WTI progresse de 3,29%, à 97,03 dollars, et le Brent de la mer du Nord gagne 2,13%, à 109,53 dollars.
Sur le marché des devises, l'euro recule face au billet vert (-0,20%) et se négocie contre 1,1552 dollar.
Enfin, du côté des taux, le conflit a poussé le rendement de l'emprunt d'Etat allemand à 10 ans à un niveau inédit depuis juillet 2011... Celui de la France suit la même tendance et est également au plus depuis 15 ans.
Les banques centrales ne touchent pas à leur taux (USA et Europe)
Dans le reste de l'actualité cette semaine sur les marchés, outre ce conflit, il y a eu la décision de nombreuses banques centrales. Les deux principales, la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, ont décidé sans surprise de ne pas toucher à leurs taux.
La BCE a notamment révisé à la baisse ses prévisions de croissance, et à la hausse celle de l'inflation, principalement à cause du conflit au Moyen-Orient et de l'envolée des cours du pétrole. Pour UBS, le scénario de base reste un maintien des taux à 2% pour les prochains trimestres. Toutefois, selon les analystes de la banque suisse, si le conflit dure et l'impact macro est plus lourd (inflation plus haute et croissance plus faible), la BCE pourrait relever ses taux deux fois cette année (en juin et septembre), l'hypothèse que semble privilégier le marché.
Statistiques et actualité valeurs
Au niveau de la macro-économie, les investisseurs n'ont pas eu grand-chose à surveiller. En Allemagne, l'indice des prix à la production a reculé de 0,5% en février, là où les analystes tablaient sur une hausse de 0,3%. En rythme annuel, cet indicateur fait ressortir une baisse de 3,3%, contre une prévision de -2,7%. Dans la zone euro, la balance commerciale a été déficitaire de 1,9 milliard d'euros en janvier, alors qu'elle était attendue excédentaire de 12,8 milliards d'euros. Il s'agit du premier déficit commercial depuis le mois de mai 2023.
En ce qui concerne la micro-économie, Accor a fait de la résistance ( 0,58%) au lendemain de sa forte baisse de 5,97%. Le groupe hôtelier a démenti toute implication dans l'exploitation systémique liée à la traite d'êtres humains, mais a tout de même annoncé le lancement d'une enquête.
A la Bourse de Varsovie, CD Projekt s'est distingué et a terminé la séance sur un gain d'environ 4%. Le développeur de jeux vidéo (Cyberpunk et The Witcher) a publié de bons résultats annuels, marqués notamment par un chiffre d'affaires en hausse de près de 9% et un bénéfice net en progression de 17,6%.
A Londres, Smith Group a trébuché de 10,89%. Le groupe d'ingénierie a publié une croissance de ses revenus de seulement 0,4%, là où les analystes tablaient plutôt sur une hausse de 2,3%.
Toujours outre-Manche, JD Wetherspoon a perdu 10,32%. L'exploitant de pubs a indiqué que ses bénéfices pourraient être inférieurs aux prévisions.
En Espagne, Indra Sistemas a réussi à grappiller 0,10% après une correction de 19%. Ce mouvement fait suite au retrait d'Escribano Mechanical and Engineering du projet d'acquisition d'EM&E, une annonce qui avait initialement pénalisé le cours.
Enfin, à Francfort, Infineon Technologies progresse ( 4%) après un relèvement de recommandation par JPMorgan. L'analyste a fixé l'objectif de cours à 48 euros. Les titres du fabricant de puces avaient dévissé de près de 20% depuis le début du conflit iranien.
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